Cluster Drones

Le 15 novembre dernier était présenté à Brétigny-sur-Orge le Cluster Drones Paris Région en présence de nombreuses personnalités réunies par son Président, mon collègue Nicolas MEARY. Je citerai notamment Eric BRAIVE, Président de Cœur d’Essonne Agglomération, François DUROVRAY, Président du Conseil Départemental de l’Essonne, et Alexandra DUBLANCHE, Vice-présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France chargée du Développement économique.

Je participais à cette rencontre en qualité de Président de la CCVE puisque le Cluster est installé sur l’ancienne BA 217 mais aussi en qualité de Président de l’agence Essonne Développement.

Notre Agence Départementale a en effet été une des chevilles ouvrières de la création de ce Cluster.

Nous avons été présents à l’ensemble des différentes étapes depuis sa création, sur l’ensemble de la demande de préfiguration et au-delà. Nous avons concrètement contribué à la définition de l’offre de service du Cluster. Nous avons participé également à la cartographie de l’écosystème des drones en Ile-de-France.

De manière générale, les Clusters sont de véritables marqueurs territoriaux.

Essonne Développement a fait le choix de contribuer à l’émergence d’autres Clusters.

Par exemple celui des jeux vidéo en partenariat avec plusieurs établissements d’enseignement supérieur (ENSIE et Paris Sud Télécom), et le Cluster sport en partenariat avec l’Université d’Evry, l’Agglomération Grand Paris Sud, l’Etat, et Génopole.

Le Conseil départemental s’est fixé en 2016 un objectif majeur : couvrir l'Essonne en Très Haut Débit (THD) d'ici à 2020.

C’est le chantier départemental le plus important pour ce mandat avec un budget total de 100 Millions d’euros.

Mais nous considérons qu’il était indispensable de rattraper le temps perdu, et pour plusieurs raisons :

  • Sur le territoire essonnien, la couverture en haut débit est encore insuffisante dans certaines zones identifiées comme les zones blanches ou les zones à faible débit,
  • C’est une forte attente des Essonniens de pouvoir bénéficier de cette couverture,
  • Dans un contexte de concurrence entre les territoires franciliens, l’accès au Très Haut Débit est une nécessité absolue pour l’attractivité des communes de l’Essonne vis-à-vis des entreprises. Une étude récente démontre que le THD est le 3ème critère de choix d’implantation des entreprises.

Avec un nord du Département très dense en termes de population et une Essonne du Sud plus rurale, les grands opérateurs privés du Très Haut Débit ont fait le choix d’investir uniquement sur les communes où une rentabilité financière immédiate était envisageable.

Le Président du Conseil Départemental, François DUROVRAY et sa majorité ont immédiatement compris le risque que s’installe une fracture numérique durable entre les secteurs déployés par les opérateurs privés qui réalisent des investissements sur les zones les plus rentables et le reste des territoires. Un scénario auquel nous avons refusé de souscrire car il aurait été synonyme d’injustice pour les communes du Sud de l’Essonne et d’inégalité de traitement envers leurs habitants.Une Essonne à deux vitesses, pour la majorité départementale, c’est non !

La puissance publique,et en l’occurrence le Conseil Départemental se devaitd’intervenir avec force et vite. Les mesures ont étérapides et efficaces :

  • Le Département a décidé de déployer un réseau fibre optique en FTTH (Fiber To The Home) sur 124 communes du Département de l’Essonne soit plus de 116 200 prises à raccorder au Très Haut Débit.
  • Le Conseil Départemental a donc installé le Syndicat Mixte Ouvert (SMO) Essonne numérique dès le 2 novembre 2016 p en étroite collaboration avec les intercommunalités du Sud de l’Essonne qui sont toutes membres du syndicat.
  • En 2020 toutes les entreprises et tous les habitants qui le souhaitent doivent pouvoir s’abonner à Internet en Très Haut Débit.

THD carte déploiement

Le Très Haut Débit pour les communes de l’Essonne du Sud a un coût. Le projet s’élève à environ 100 millions d’euros. Un budget que les intercommunalités de l’Essonne du Sud n’auraient pas pu supporter seules. Il était naturel que le Conseil Départemental agisse avec détermination et force :

  • En mobilisant l’Etat qui financera environ à hauteur de 20 M€,
  • En obtenant le soutien de la Région Île de France à hauteur d’environ 22 M€.

Le reste à charge sera financé pour 20 M€ par le Conseil Départemental et pour 38 M€ solidairement par  les intercommunalités, mais leurs dépenses seront couvertes par les recettes de commercialisation.

Ensemble, suivons ce chantier sans précédent, en toute transparence.

2031

Avec l’installation du syndicat mixte « Essonne Numérique », le 02 novembre 2016 est devenue une date très importante et structurante pour l’aménagement numérique de l’Essonne. Cette première réunion du conseil syndical a permis de réaffirmer la synergie développée par les collectivités territoriales membres et le département pour la construction d’un réseau à très haut débit.
Concernant l’exécutif du Syndicat Mixte ont été élus l’unanimité François Durovray Président du Syndicat, Patrick Imbert 1er Vice-Président dans le cadre de sa délégation au Conseil départemental, et deux Vice-présidents des intercommunalités, Guy Desmurs, Maire de Méréville pour l’Etampois et Patrick Pages, Maire de Prunay-sur-Essonne pour les 2 Vallées.
Les collectivités locales ont été les premières à lancer des Réseaux d’Initiative Publique (RIP)
L’explosion, ces vingt dernières années, des besoins en termes de communications électroniques en général et d’accès à Internet à des débits de plus en plus élevés a mis en lumière les limites de la « Boucle locale cuivre » qui sert de support aux technologies du type xDSL. Les débits disponibles peuvent être très différents d’un site à un autre, voire très insuffisants. Ce décalage a conduit à accélérer la généralisation de la fibre optique comme technologie universelle supportant les communications électroniques.
Pour éviter que la fracture numérique ne s’installe durablement entre les secteurs déployés par les opérateurs privés qui réalisent des investissements sur les zones les plus rentables et le reste des territoires, une intervention des collectivités est devenue nécessaire.

Ainsi un bon nombre de collectivités et de départements ont réalisé des investissements pour désenclaver leurs territoires. C’est le cas du département de l’Essonne qui, en attendant l’arrivée de la fibre optique, a mené des actions d’amélioration des débits sur 27 nœud de raccordement depuis 2013.
Seul un investissement fort et pérenne de tous les acteurs publics permettra la construction du réseau fibre optique, de manière progressive et pragmatique, en complément du déploiement des réseaux des opérateurs privés.
Un réseau d’initiative publique encadré par un Schéma directeur
Le Schéma Directeur Territorial de l’Aménagement Numérique (SDTAN) constitue un référentiel commun aux collectivités, à l’Etat, et aux opérateurs consultés lors de son élaboration. Il vise à établir une situation à atteindre, évaluer l’effort à consentir pour y parvenir et à arrêter des orientations sur les actions publiques à mettre en œuvre pour atteindre la situation cible.
Le Syndicat mixte Essonne Numérique reprend la stratégie d’aménagement numérique telle que définie en 2012 et 2016 dans le SDTAN et poursuit sa mise en œuvre. La mise à jour du SDTAN est en outre nécessaire pour mener à bien le projet départemental numérique en cohérence avec l’investissement privé réalisé et prévu. Cette mise à jour porte sur :
- Des évolutions territoriales ;
- Des changements d’état de certaines communes ;
- Une évolution de la couverture du territoire en matière de THD avec des actions de Montée en Débit ;
- La décision de créer un SMO sur le territoire essonnien ;
- La décision d’accélérer l’aménagement numérique du territoire avec la mise en œuvre d’une solution pérenne. La volonté du département est de déployer un réseau à 100% fibre optique, Fiber to the Home (FTTH).

ASTRE

Le Département de l’Essonne soutient l’innovation et de la recherche à travers son programme ASTRE. Le Conseil départemental de l’Essonne va accompagner ainsi financièrement 8 laboratoires publics essonniens pour l’acquisition d’équipements scientifiques dans la perspective de la réalisation de 8 programmes de recherche et développement (R&D).

Le programme départemental ASTRE vise à soutenir chaque année des projets de recherche innovants et de diffusion technologique vers des entreprises essonniennes s’inscrivant préférentiellement dans les axes prioritaires de croissance pour le département de l’Essonne. Le dispositif ASTRE apporte ainsi, en complément d’autres financements, un soutien aux investissements nécessaires à la réussite de projets de recherche.

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Dans le cadre de ma délégation à l’enseignement supérieur et à la recherche, je me suis rendu sur le campus d’Evry, où se forment quelques 2500 futurs ingénieurs généralistes ou managers, appelés à travailler dans les secteurs utilisateurs des technologies et des applications du numérique. Ici, 94% des jeunes diplômés ont signé un contrat de travail dans les quatre mois qui ont suivi leur sortie d’école.

Le premier constat est que nous poursuivons les mêmes objectifs : favoriser l’esprit d’entreprise et l’innovation, ici dans le domaine du digital, alliant le conceptuel et l’opérationnel. Outre la complémentarité des deux formations sur ce même campus et la pluridisciplinarité de leurs programmes partagés, Télécom SudParis et Télécom Ecole de management entendent accompagner les étudiants du post-bac au doctorat, poursuivant au travers de l’Excecutive MBA, une formation professionnelle ouverte à tous les profils, chercheurs ou chefs d’entreprise.