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Avec l’installation du syndicat mixte « Essonne Numérique », le 02 novembre 2016 est devenue une date très importante et structurante pour l’aménagement numérique de l’Essonne. Cette première réunion du conseil syndical a permis de réaffirmer la synergie développée par les collectivités territoriales membres et le département pour la construction d’un réseau à très haut débit.
Concernant l’exécutif du Syndicat Mixte ont été élus l’unanimité François Durovray Président du Syndicat, Patrick Imbert 1er Vice-Président dans le cadre de sa délégation au Conseil départemental, et deux Vice-présidents des intercommunalités, Guy Desmurs, Maire de Méréville pour l’Etampois et Patrick Pages, Maire de Prunay-sur-Essonne pour les 2 Vallées.
Les collectivités locales ont été les premières à lancer des Réseaux d’Initiative Publique (RIP)
L’explosion, ces vingt dernières années, des besoins en termes de communications électroniques en général et d’accès à Internet à des débits de plus en plus élevés a mis en lumière les limites de la « Boucle locale cuivre » qui sert de support aux technologies du type xDSL. Les débits disponibles peuvent être très différents d’un site à un autre, voire très insuffisants. Ce décalage a conduit à accélérer la généralisation de la fibre optique comme technologie universelle supportant les communications électroniques.
Pour éviter que la fracture numérique ne s’installe durablement entre les secteurs déployés par les opérateurs privés qui réalisent des investissements sur les zones les plus rentables et le reste des territoires, une intervention des collectivités est devenue nécessaire.

Ainsi un bon nombre de collectivités et de départements ont réalisé des investissements pour désenclaver leurs territoires. C’est le cas du département de l’Essonne qui, en attendant l’arrivée de la fibre optique, a mené des actions d’amélioration des débits sur 27 nœud de raccordement depuis 2013.
Seul un investissement fort et pérenne de tous les acteurs publics permettra la construction du réseau fibre optique, de manière progressive et pragmatique, en complément du déploiement des réseaux des opérateurs privés.
Un réseau d’initiative publique encadré par un Schéma directeur
Le Schéma Directeur Territorial de l’Aménagement Numérique (SDTAN) constitue un référentiel commun aux collectivités, à l’Etat, et aux opérateurs consultés lors de son élaboration. Il vise à établir une situation à atteindre, évaluer l’effort à consentir pour y parvenir et à arrêter des orientations sur les actions publiques à mettre en œuvre pour atteindre la situation cible.
Le Syndicat mixte Essonne Numérique reprend la stratégie d’aménagement numérique telle que définie en 2012 et 2016 dans le SDTAN et poursuit sa mise en œuvre. La mise à jour du SDTAN est en outre nécessaire pour mener à bien le projet départemental numérique en cohérence avec l’investissement privé réalisé et prévu. Cette mise à jour porte sur :
- Des évolutions territoriales ;
- Des changements d’état de certaines communes ;
- Une évolution de la couverture du territoire en matière de THD avec des actions de Montée en Débit ;
- La décision de créer un SMO sur le territoire essonnien ;
- La décision d’accélérer l’aménagement numérique du territoire avec la mise en œuvre d’une solution pérenne. La volonté du département est de déployer un réseau à 100% fibre optique, Fiber to the Home (FTTH).

ASTRE

Le Département de l’Essonne soutient l’innovation et de la recherche à travers son programme ASTRE. Le Conseil départemental de l’Essonne va accompagner ainsi financièrement 8 laboratoires publics essonniens pour l’acquisition d’équipements scientifiques dans la perspective de la réalisation de 8 programmes de recherche et développement (R&D).

Le programme départemental ASTRE vise à soutenir chaque année des projets de recherche innovants et de diffusion technologique vers des entreprises essonniennes s’inscrivant préférentiellement dans les axes prioritaires de croissance pour le département de l’Essonne. Le dispositif ASTRE apporte ainsi, en complément d’autres financements, un soutien aux investissements nécessaires à la réussite de projets de recherche.

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Dans le cadre de ma délégation à l’enseignement supérieur et à la recherche, je me suis rendu sur le campus d’Evry, où se forment quelques 2500 futurs ingénieurs généralistes ou managers, appelés à travailler dans les secteurs utilisateurs des technologies et des applications du numérique. Ici, 94% des jeunes diplômés ont signé un contrat de travail dans les quatre mois qui ont suivi leur sortie d’école.

Le premier constat est que nous poursuivons les mêmes objectifs : favoriser l’esprit d’entreprise et l’innovation, ici dans le domaine du digital, alliant le conceptuel et l’opérationnel. Outre la complémentarité des deux formations sur ce même campus et la pluridisciplinarité de leurs programmes partagés, Télécom SudParis et Télécom Ecole de management entendent accompagner les étudiants du post-bac au doctorat, poursuivant au travers de l’Excecutive MBA, une formation professionnelle ouverte à tous les profils, chercheurs ou chefs d’entreprise.

Le nouvel exécutif départemental a affirmé, dès son installation en avril 2015, la priorité qu'il entend donner au développement du numérique. Le passage au très haut débit est un enjeu fort de développement pour le territoire essonnien tant en termes de compétitivité que d'attractivité.

Il n’est pas concevable d’avoir un département coupé en deux : un Nord développé et un Sud isolé.

Nous avons, malheureusement, assisté au déménagement d’un grand nombre d’entreprises, dû aux carences numériques. Aujourd’hui, les critères d’installation d’une entreprise ne sont plus la taxe professionnelle mais l’accès au numérique et les transports. Ne pas investir dans l’aménagement numérique est un frein à la création d’emplois.

C’est pourquoi le département investit massivement dans la fibre optique : un territoire attractif est un territoire connecté !

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Avancées du projet et perspectives

Le schéma directeur territorial d’aménagement numérique (SDTAN) et ses modalités sont entrés dans leur phase de mise en œuvre grâce à l’intense travail conduit par nos services de la Direction de l’innovation et du développement des territoires (DIDT).

Pour faire avancer ce projet de la manière la plus efficiente en partenariat avec les Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI), François Durovray, président du Conseil départemental de l'Essonne, et moi-même, avons réuni, le jeudi 14 octobre 2015, en présence de M. Delamaire, directeur général des services, les 7 EPCI* du sud du département et la commune de Varennes-Jarcy, pour faire le point sur l'avancée du projet et sur ses perspectives.

La couverture du territoire en très haut débit (THD) pour tous est prévue à l’horizon 2022. Pour mémoire, il s’agit de couvrir la totalité des foyers en THD sur les endroits non traités, soit 131 communes sur les 196 communes essonniennes. Une mise à jour du schéma d’ingénierie lancée en juin 2015 a remis à jour les données et le coût global qui est révisé à la baisse par rapport aux premiers chiffrages.

Le projet de RIP essonnien (Réseau d’initiative publique) comptabilise à ce jour 134 214 prises et se réalisera selon un scénario progressif de mix technologique : la fibre optique jusqu’au domicile (FttH) étant la priorité, en association avec un volet de montée en débit qui s’entend comme étant l’exception afin de palier les situations les plus urgentes. Cette montée en débit (MeD) concerne 12 416 lignes.

Grandir, axe prioritaire de Genopole

L’objectif de Genopole à l’horizon 2025, est de devenir l’un des dix premiers bioclusters de haute technologie en sciences du vivant dans le monde. Depuis 1998, le Département, membre fondateur de Genopole, soutient, la démarche du GIP Genopole en contribuant annuellement à hauteur de 5M€. La mission de Genopole est de soutenir le développement d’entreprises en sciences de la vie dans un environnement scientifique de pointe, et de contribuer à faire éclore les innovations qui amélioreront notre santé, notre environnement et plus largement, notre société.

Convention de partenariat entre IncubAlliance et Genopole

Pour y parvenir, Genopole multiplie les initiatives qui conforteront son attractivité. C’est le sens de cette manifestation réunissant ce jeudi 1er octobre, Genopole et IncubAlliance autour de la signature d’une convention de partenariat. L’objectif est d’assurer la continuité des actions d’accompagnement des entreprises en sciences de la vie dans le sud francilien. Cette convention de partenariat formalise la complémentarité d’intervention des deux entités dont l’objectif est de favoriser et de consolider les entreprises innovantes. IncubAlliance, incubateur du Campus Paris-Saclay, accompagne les jeunes sociétés à leurs débuts et soutient leurs projets pendant 2 ans. L’accompagnement sur-mesure d’IncubAlliance a porté sur 280 projets et a conduit à la création de 220 sociétés.

Au-delà, Genopole est en mesure de prendre le relais en proposant à ces sociétés devenues plus matures, un environnement scientifique adapté à leurs contraintes et leurs besoins.

Depuis la création du biocluster en 1998, 158 sociétés ont été labellisées Genopole, 132 sont toujours en activité.

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Eric Henriet, Président d'IncubAlliance et Pierre Tambourin Directeur Général du Genopol

Nouvelle offre immobilière avec le Bâtiment 7

L’inauguration du Bâtiment 7, vient donc en appui de cette signature dans le but de favoriser l’implantation d’entreprises de haute technologie, développant des projets de recherche autour des sciences du vivant.

Pour soutenir l’évolution des start-up, la SEM Genopole et Genopole proposent une étape intermédiaire qui s’ajoute au parcours immobilier de Genopole. Entre la pépinière et l’hôtel d’entreprises, le Bâtiment 7 est une offre inédite pour capter les start-up qui trouveront ici l’environnement propice à leur développement.