Forum TERATEC 2015Teratec compte parmi les pépites essonniennes en matière d’innovation technologique, de recherche, et de développement. Pour en être convaincu, il suffisait de visiter la 10ème édition du forum Teractec qui s’est tenue les 23 et 24 juin dans la prestigieuse Ecole Polytechnique à Palaiseau.

Deux jours de conférences, d’ateliers thématiques et d’expositions qui ont permis de mettre en lumière les meilleurs experts internationaux de la simulation, du hpc (calcul haute performance) et du big data.

Si ce forum prestigieux est une remarquable vitrine internationale pour l’essonne et l’ile-de-france teratec est bien plus que cela.

Qu’est-ce que Teratec ?

Teratec est une association loi 1901 créée en 2005 à l’initiative d’un certain nombre d’industriels pour constituer un pôle européen de compétences en simulation numérique à haute performance.

Teratec a pour objectifs de fédérer l’ensemble des acteurs industriels et académiques, offreurs et utilisateurs, de donner accès aux systèmes les plus puissants, de promouvoir et d’accroître l’attractivité du domaine en favorisant le développement économique.

Teratec regroupe aujourd’hui plus de quatre vingt entreprises technologiques et industrielles, laboratoires et centres de recherche, universités et grandes écoles, collectivités locales qui, en associant leurs moyens veulent mettre la france au tout premier rang en europe dans le domaine stratégique, pour l’industrie et pour la recherche, de la simulation à haute performance.

Teratec intervient donc dans des domaines multiples et complémentaires :

Maîtrise technologique : Teratec participe activement aux initiatives destinées à renforcer la maîtrise industrielle dans le secteur du hpc et de la simulation numérique, maîtrise fondamentale pour la compétitivité et la capacité d’innovation en europe.
Recherche industrielle : Teratec collabore au montage et à la promotion de projets de recherche français et européens entre industriels, fournisseurs de technologies et grands centres de recherche dans le cadre des programmes r&d nationaux.
Diffusion dans l’industrie et les services : Teratec facilite l’accès des entreprises, et notamment des pme et eti, aux technologies du calcul haute performance pour leur permettre le développement de nouveaux produits et de nouveaux services.
Support aux PME : Teratec apporte son soutien aux pme technologiques et aux start-up, à leurs actions de valorisation de leur savoir faire et de leurs offres, leur facilite l’accès aux grands industriels prescripteurs, et les assiste pour le montage et le financement de leurs projets de r&d.
Enseignement et formation : Teratec s’est associé à des universités et à des grandes écoles pour créer des programmes de formation initiale et de formation continue couvrant l’ensemble du champ de la modélisation et de la simulation haute performance.
Coopérations internationales : Teratec développe des collaborations internationales dans de nombreux domaines : Programmes de recherche européens, programme d’échanges avec de grands pays industrialisés et certains pays émergents et participe à des partenariats internationaux.

Une technologie essentielle pour la compétitivité et l’innovation

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Les champs d’action de teratec représentent un enjeu majeur pour le développement économique des entreprises et le positionnement de l’essonne en ile-de-france et sur la scène économique européenne.
Une révolution est en train de s’opérer qui va transformer radicalement l’industrie et la recherche dans de très nombreux domaines. La combinaison de la simulation numérique et du calcul à haute performance (hpc) permet maintenant de développer des produits et des services ou de réaliser des recherches sans passer par les processus classiques d’expérimentation.
On peut ainsi mettre au point des avions, des voitures, des médicaments en moins de temps et à un coût plus faible, et traiter d’enjeux de société inenvisageables précédemment.
La simulation à haute performance est devenue un outil fondamental pour la compétitivité et la capacité d’innovation de nos entreprises, industrielles et de services, et de nos laboratoires de recherche.
Ces technologies concernent tous les secteurs industriels et de service, scientifiques et technologiques, ainsi que les grands enjeux de société.

Il s’agit d’un enjeu majeur pour les entreprises utilisatrices, mais aussi pour les industries de technologie, secteur extrêmement concurrentiel mais avec un fort potentiel de développement économique, de création d’emplois et de valeur.

Pour atteindre ses objectifs, teratec a réalisé, à Bruyère-Le-Châtel, la première technopole européenne dédiée à la simulation numérique haute performance permettant ainsi la mise en place de laboratoires de recherche communs capables de mener des recherches au plus haut niveau dans le domaine du hpc (calcul haute performance), l'implantation d'acteurs majeurs sur un campus fortement créateur d'emplois et de compétences autour de ces thématiques et l'aide à la création et au développement de startups et de jeunes entreprises.

Que trouve-t-on sur la technopole Teratec ?

• Des industriels et des entreprises technologiques

• Des grands industriels (systèmes, logiciels et services) ont décidé de s’installer sur le campus teratec : AVANTIS TECHNOLOGY - BULL - CEA - CMI DEFENCE - ESI GROUP - INTEL - SILKAN - ...
• Pépinière et hôtel d'entreprises : Les startups et les petites entreprises s’implantent via une pépinière d’entreprises, spécialisée en simulation numérique, avec l’appui de la chambre de commerce et d’industrie de l’essonne et du conseil départemental de l’essonne : AS+ GROUPE EOLEN - ATEM - AVANTIS TECHNOLOGY - CMI DEFENCE - CYBELETECH - DISTENE - EAGOCOM - ESI GROUP - MANTENNA EXPERTISE - NUMTECH - PARATOOLS - SCILAB ENTERPRISES - SILKAN - ...

• Des laboratoires industrie-recherche

Plusieurs laboratoires communs recherche-industrie sont installés ou en cours d'installation sur le campus teratec.
• Laboratoire Exascale Computing Research (INTEL / CEA / GENCI / UVSQ) pour relever les défis technologiques liés aux futures générations d’ordinateurs exaflopiques.

• Laboratoire Extreme Computing (BULL/CEA) sur le développement et la performance des architectures et des systèmes à très hautes performances.

• Un Institut de formation

Sa mission est de proposer aux étudiants et aux cadres scientifiques de haut niveau des formations pour la maîtrise de deux évolutions technologiques majeures que sont les ordinateurs à haute performance et la simulation numérique.

• Le Très Grand Centre de Calcul du CEA (TGCC)

Inauguré le 25 octobre 2010 par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, le TGCC est aujourd’hui en exploitation.
L’intégration du TGCC au sein de la technopole TERATEC, appelée à devenir un centre de référence mondial dans le domaine du calcul intensif, facilite le développement d’échanges et de collaborations de par la proximité du campus teratec, destiné à accueillir des entreprises, des plates-formes pour les PME, des activités de formations et des laboratoires de recherche.
Financé par le CEA, GENCI et le Conseil Départemental de l’Essonne, le TGCC offre des caractéristiques techniques exceptionnelles.
Le bâtiment TGCC et les infrastructures associées (alimentation électrique, refroidissement) ont été conçus dans un souci d’efficacité énergétique et de manière modulaire et flexible afin de pouvoir s’adapter aux futures générations de supercalculateurs.
Cette intégration des divers aspects du développement économique, de la recherche, de l’innovation et de la formation reflètent parfaitement la politique que souhaite conduire le Conseil Départemental de l’Essonne qui est donc tout naturellement membre de l’association et lui apporte son soutien.

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Depuis 2012, une nouvelle filière économique émerge et se structure : la filière civile des drones. La France est considérée comme un des pays leaders en Europe dans ce domaine.

Plus de 200 types de missions réalisables par des drones civils ont été identifiés. Ils sont donc appelés à connaître une forte progression dans de nombreux secteurs d’activité : énergie, transports, agriculture, industrie, etc.

Le chiffre d’affaires 2014 de la filière Drones civils en France est estimé à 20 M€. Il devrait augmenter de manière exponentielle d’ci 2020. Se risquer à une prévision est périlleux tant les progrès technologiques sont rapides et leurs conséquences sur le chiffre d’affaires de la filière sensibles. Mais certains prévisionnistes estiment que le chiffre d’affaires 2020 de la filière Drones civils française pourrait atteindre 650 M€.

Si les prévisions d’évolution de CA de la filière sont très prometteuses, celles de créations d’emplois le sont tout autant. La filière dénombrait 3 000 emplois directs en 2014, et en prévoit jusqu’à 15 000 à horizon 2020.

Les drones civils sont appelés à devenir des leviers incontournables d’amélioration de la compétitivité des entreprises et du développement durable. La France doit impérativement se positionner de manière volontariste et efficace sur cette filière industrielle émergente.

L’Essonne, quant à elle ne doit pas rater ce rendez-vous et contribuer à placer la France comme leader mondial dans ce domaine.

Et notre département a des atouts majeurs pour gagner ce pari à travers le Contrat de Redynamisation du Site de Défense de l’ancienne base aérienne 217 (BA 217), située pour l’essentiel sur le territoire de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge et une moindre part celui de la Communauté de Communes du Val d’Essonne.

L’innovation, levier de croissance pour les entreprises et les territoires

La démultiplication des activités de drones est tributaire d’une adaptation de la réglementation à l’échelon européen, en préparation pour 2016. Cette adaptation est elle-même dépendante de la capacité de la filière à apporter des réponses performantes et certifiables face aux multiples enjeux sécuritaires, industriels et sociétaux qui caractérisent les drones de demain : Détecter et éviter, autonomie énergétique des aéronefs, prévention des risques de piratage de données, …

L’innovation basée sur des activités de Recherche et Développement (R&D) pluri-technologique apparait ainsi comme une condition essentielle d’évolution et de sécurisation des technologies et de la réglementation, donc de développement des marchés. Ces activités de R&D ayant besoin d’accéder à des sites d’essais, la BA 217 peut à l’évidence devenir la plateforme attendue par les acteurs franciliens de la filière.

Ce projet, soutenu par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), s’appuie sur les 3,5km de pistes désaffectées, l’offre immobilière disponible et l’environnement sécurisé de l’ex-base. Un cluster régional est donc en cours de constitution, qui contribuera à la structuration et à l’animation de la filière, ainsi qu’à son rayonnement.

Plus de vingt entreprises et organismes de recherche-formation ont manifesté leur intérêt, et une dizaine ont confirmé leur intention de travailler sur la base. Les implantations en cours représentent environ 50 emplois à très court terme, et de l’ordre de 150 à 200 emplois à l’horizon de trois ans.

L’ambition du projet est d’agréger à cette filière des activités de filières connexes et complémentaires : optique-optronique, mécatronique, robotique, etc., sur un modèle similaire à celui du Technopole Savoie Technolac qui, lancée en 1983, a permis l’implantation de plus de 4 000 salariés et 5 000 étudiants.

L’annonce de la création du cluster a été faite en juin 2015 sur le stand de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge au salon du Bourget. La création effective de l’association loi 1901 structurant le cluster est prévue au 2ème semestre 2015.

La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge, la Communauté de Communes du Val d’Essonne, l’Agence pour l’Economie en Essonne et le Département interviennent très activement pour la redynamisation du site de défense de la BA 217.

L’Agence pour l’Economie en Essonne, au-delà de ses missions traditionnelles, est d’ailleurs signataire du Contrat de Redynamisation du Site de Défense de l’ancienne base aérienne 217.

Le projet de cluster est à mon sens de la plus haute importance. De par ses retombées économiques et en termes de créations d’emploi évidemment.

Mais ce projet est aussi emblématique car il illustre parfaitement, pour moi, le positionnement d’avenir de notre département en matière de développement et d’aménagement économiques : l’Essonne terre d’innovations et d’ambitions, à travers le développement de filières économiques et industrielles à haute valeur ajoutée.

Le soutien indispensable de l’Etat

L’appui de l’Etat reste néanmoins une condition clef de concrétisation opérationnelle du projet, dont un des facteurs de réussite est de pouvoir se réaliser sans retard, car les entreprises s’inscrivent dans une compétition déjà engagée à l‘échelle européenne et mondiale.

L’Etat doit donc s’engager de manière plus volontariste pour « supporter » le projet dans les démarches qui sont engagées avec les grands acteurs du développement du Grand Paris.

L’Etat doit également, sans plus tarder, rétrocéder à l’euro symbolique les terrains de la BA 217 aux collectivités territoriales concernées pour qu’elles puissent les aménager et les mettre au plus vite à la disposition des opérateurs industriels. Selon le contrat signé entre l’Etat, les collectivités territoriales et différents partenaires, cette rétrocession des terrains aurait déjà dû être effectuée.

Il y a donc urgence à ce que l’Etat honore ses engagements et sa signature au risque que dans le cas contraire, les industriels de la filière drones civils renoncent à leur installation en Essonne et choisissent une autre région.