Plein feux sur Apollon, le laser le plus puissant du monde

L’ONU a décrété 2015, « Année internationale de la lumière », afin de sensibiliser, les citoyens à l’importance de la lumière et des technologies qui lui sont rattachées dans leur vie quotidienne.

Dans notre département, cette année Lumière se concrétise par l’installation du laser Apollon, qui deviendra l'an prochain le laser le plus puissant du monde (5 PW = (1/35e de la puissance solaire reçue par la Terre). À terme, ce laser devrait atteindre une puissance de 10 PW. (http://www.apollon-laser.fr/)

Installé au cœur de la nouvelle Université Paris-Saclay, le laser Apollon est un projet multi-tutelles et multi-laboratoires. Il est porté par le CNRS en partenariat avec l'École polytechnique, le CEA et d'autres institutions, telles que l’Institut d'Optique Graduate School, ENSTA ParisTech, Université Paris-Sud, UPMC.

 DSC8416-Laser Apollon 1280 px

Attractivité du territoire renforcée

Cette opération s’inscrit dans le cadre du Contrat de Projets Etat-Région (CPER) 2007-2013. Considérée comme prioritaire, le Département a contribué à sa mise en œuvre en y participant à hauteur de 1,6 M€.

 

Pose de la 1ère pierre de l’Institut des Mathématiques, ce jeudi 17 septembre

La plus forte concentration mondiale

On ne le répète pas assez : la France est une terre de mathématiques. Un peu plus de 3700 chercheurs et enseignants-chercheurs forment la communauté mathématique française essentiellement située en région parisienne, c’est la plus forte concentration mondiale ! En effet, avec la proximité des universités de Paris VI, Paris VII, et de l’Institut Henri-Poincaré, l’Institut des hautes études scientifiques (IHES), à Bures-sur-Yvette, et l’université de Paris-Sud, à Orsay, forment un ensemble de recherche très productif. Rappelons que les travaux effectués au sein du département de mathématiques de cette dernière ont été primés 3 fois par la médaille Fields, équivalent du Prix Nobel.

Paris-Sud Orsay rivalise avec les meilleurs établissements de renom tels que Princeton, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et Harvard.

Institut de maths 2   ©Agence Guervilly

Le Plateau de Saclay est appelé à devenir un pôle scientifique et de recherche d’envergure internationale. Ce jeudi 17 septembre a confirmé cette ambition départementale avec la pose de la 1ère pierre du futur Institut de Mathématique sur le Campus de l’Université de Paris-Sud. L’occasion de mettre également à l’honneur les filières entrepreneuriales de l’Institut d’optique Graduate School (IOGS) et de l’Ecole polytechnique qui présentaient leurs jeunes créateurs de start-up.La remise des prix aux 19 lauréats des concours mondiaux de l’innovation a clôturé la matinée.

L’histoire de Genopole, et son avenir, se confondent avec l’une des aventures scientifiques les plus fascinantes des XXème et XXIème siècles : la connaissance complète de l’information génétique de l’homme, son génome, qui n’est rien d’autre que son système d’information. Les conséquences en médecine (médecine personnalisée, moléculaire et génétique) de ces connaissances sont considérables. Dans le domaine industriel, bien au-delà de la santé humaine, les biotechnologies fécondent la plupart des secteurs importants : biomédicaments, agroalimentaire, bioénergie, matériaux biosourcés, traitements de problèmes environnementaux, chimie verte, chimie fine.

Les progrès accomplis au sein du Genopole en génétique humaine permettent désormais d’identifier rapidement les gènes à l’origine des 7 000 maladies génétiques rares, de les utiliser comme médicament (thérapie génique, chirurgie génétique), de mieux cerner les bases génétiques des maladies fréquentes (obésité, maladies cardiovasculaires, cancers, maladies neuropsychiatriques) et permettent, grâce à la connaissance de la fonction de ces gènes, de rechercher de nouveaux médicaments.

Cette nouvelle médecine, génétique et moléculaire, sera désormais enrichie par la découverte, il y a quatre ans, par le chercheur japonais Yamanaka (Prix Nobel 2012), de la possibilité de reprogrammer des cellules du corps en cellules souches pluripotentes à partir de cellules du corps.

Cette découverte primordiale engendre un nouveau secteur de la médecine dite « médecine régénérative », susceptible de traiter, de manière efficace, des pathologies aussi graves que les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, insuffisance myocardique), les pathologies rhumatismales, les lésions irréversibles de la moelle épinière et nombre de maladies dégénératives (maladies neurodégénératives (Huntington, Parkinson, sclérose en plaque, SLA), maladies neuromusculaires (myopathies, neuropathies périphériques, etc.).

Ces approches génétiques et cellulaires des maladies, l’utilisation de l’ADN comme médicament et celle des cellules souches pluripotentes, que l’on appelle « les biothérapies », vont constituer un nouveau corpus de connaissances médicales et de nouvelles approches thérapeutiques, que l’on pourrait dénommer « géno-biomédecine ».

Genopole participe activement à cette révolution qui, à partir des connaissances et de la compréhension du génome de l’homme, aboutit à une médecine personnalisée nouvelle et à un monde industriel revisité par les sciences du vivant.

Issue directement de ces connaissances, une autre importante révolution scientifique et industrielle se prépare : la biologie de synthèse qui permettra la fabrication de précurseurs chimiques ou de médicaments complexes capables, par exemple, dans le futur, de reconnaître des tissus malades et d’y libérer les molécules actives, de traiter des problèmes environnementaux (biodégradation de marées noires), de réaliser la production de bioénergie, biomatériaux complexes, etc.

Une aventure couronnée de succès

Lancé en 1998, à la suite de la création du Centre National de Séquençage (1996) et du Centre National de Génotypage (1997), Genopole s’est vu confier, par l’Etat, deux missions principales :

1. Créer, ex nihilo, un campus universitaire et de recherche en génomique, en sciences connexes, et plus globalement en sciences du vivant. A l’époque, l’Université d’Evry était spécialisée dans les matériaux et ne comportait pas de département de biologie.

2. Construire un biotechparc préfigurant un biocluster de haute technologie en sciences de la vie, initiative originale, unique en France.

Grâce à la création du Genopole :

1. L’Université a développé un département de biologie important, allant du L1 à l’école doctorale, en partenariat avec l’Université de Versailles-Saint Quentin.

2. 21 laboratoires sont aujourd’hui installés sur le bioparc.

3. 18 infrastructures, plates-formes, ou équipements de recherche mutualisés ont été installés sur le site pour être mis à la disposition de laboratoires de recherche et des très jeunes entreprises présentes.

4. 125 entreprises ont été labellisées par Genopole depuis 1998 (9 par an), à partir de plus de 350 contacts établis au cours de cette même période. 105 sont encore aujourd’hui en activité, dont 73 dans le portefeuille de Genopole. Trente-deux ont quitté le biocluster, ont été rachetées ou ont fusionné (25,6 %). Vingt ont cessé leurs activités définitivement. On peut donc considérer que le taux de réussite est de 84 %.

5. Genopole regroupe aujourd’hui plus de 2 100 emplois directs et génère environ 5 000 emplois indirects.

Pendant cette période, les entreprises ont levé plus de 310 M€ de fonds propres, et quatre sociétés ont été introduites en Bourse, ce qui correspond à un effet de levier de 6, en regard des budgets consacrés par Genopole à la création, l’accueil et l’accompagnement des entreprises. Les sociétés du portefeuille Genopole réalisent aujourd’hui un chiffre d’affaires cumulé de plus de 120 M€ par an, dont une part importante à l’export.

Ces entreprises sont majoritairement investies dans le secteur de la santé, allant du médicament au neutraceutique, en passant par le diagnostic et les biomarqueurs. Une plus petite partie se consacre aux domaines de l’agro-industrie, de l’environnement, des services, etc.

Ces chiffres positionnent Genopole au rang de premier biocluster français de taille similaire aux grands centres européens récents (Munich, Barcelone, Stockholm, etc.), loin cependant des grandes métropoles mondiales, leaders dans ces domaines, comme Boston, San Diego ou quelques autres.

Ceci a pu être réalisé grâce aux dotations financières importantes venant de l’Etat (20 %), de la Région Ile-de-France (43 %), du Conseil Départemental (32 %), de la Communauté d’agglomération (1,2 %) et de l’AFM (2,7 %). Ces financements ont permis notamment l’acquisition de surfaces immobilières et d’infrastructures pour l’installation de laboratoires ou de services, mais également le soutien direct de certaines activités scientifiques orphelines.

Le modèle de Genopole est unique en France.
Son efficacité repose sur plusieurs composantes :

• Une équipe professionnelle, riche des compétences diverses en finances, sciences, management…,
• Un fonds de pré-amorçage, appelé Genopole 1er Jour, mis en place avec la Caisse des Dépôts (devenu, en 2008, G1J Ile-de-France, avec la participation de la Région Ile-de-France),
• Un comité d’experts scientifiques et industriels,
• Une offre immobilière adaptée aux besoins de ces entreprises, allant du bureau à l’hôtel d’entreprises, en passant par la pépinière, que la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Essonne gère en partenariat étroit avec Genopole,
• Un environnement intégré permettant aux laboratoires et entreprises de Genopole de bénéficier de plates-formes, d’équipements, et ainsi, de développer des pratiques nouvelles, en particulier en matière de recherche clinique,
• Une politique ambitieuse d’infrastructures qui dote les laboratoires et les entreprises d’outils performants,
• Des services mutualisés (services informatiques, bibliothèque électronique…), une structure de partage de compétences par le groupement d’employeurs Biosupport (administratif, financier, juridique, assurance qualité qui s’impose, s’agissant par exemple de plates-formes destinées aux industriels), le partage de managers pour les jeunes entreprises en création,

Genopole tourné vers l’avenir

Genopole ne se contente pas de ses acquis. A travers un plan de développement d’ici à 2025, Genopole a vocation à devenir le biocluster de niveau mondial, référence pour les technologies de la médecine du futur et pour les nouvelles applications industrielles des biotechnologies.

Les enjeux sont donc très importants.

Genopole doit concourir au soutien de la compétitivité française en mobilisant de nouvelles énergies, de nouvelles idées, de nouveaux investissements.

Genopole voit poindre l'aube d'une révolution médicale. La médecine personnalisée, moléculaire, cellulaire et génétique, capable de reconstruire et de repeupler des organes ou des populations cellulaires défaillants, va totalement modifier l'approche thérapeutique des maladies cardiovasculaires, des cancers, de la maladie de Parkinson, des maladies génétiques, qu’elles soient fréquentes ou rares.

Les enjeux industriels sont tout aussi considérables. Les technologies issues du vivant, en particulier de la biologie de synthèse, seront plus respectueuses de l’environnement et féconderont des secteurs industriels de première importance comme les matériaux, la chimie, les traitements des problèmes environnementaux, l’agroalimentaire, l’agrochimie, l’énergie, et bien entendu l’industrie du médicament.

Ce pari sur l'avenir, loin d'être insensé, s'appuie sur :

• Les progrès fulgurants réalisés par les biotechnologies et les espoirs qu'ils suscitent,
• La forte croissance mondiale des biotechnologies, que la biologie de synthèse va révolutionner,
• Une forte actualité des biotechnologies consacrées à la santé, au sein desquelles la médecine régénérative représentera un marché d’avenir,
• Un secteur de biotechnologie blanche présentant un impressionnant potentiel de création d’emplois directs et indirects,
• Une forte visibilité de la région francilienne et de l’Essonne dans ces domaines.

Sans l’appui du secteur public, notamment l’Etat, la Région et le Département, Genopole n’aurait pas pu prendre son essor.

Cela représente un budget conséquent pour le Département, environ 5 millions d’euros par an.

Mais cet argent n’est pas une simple subvention. C’est un investissement.

Parce que grâce à la grande vigilance et aux compétences mondialement reconnues de son Directeur Général, Pierre TAMBOURIN, Genopole articule son développement autour de 4 missions indissociables : scientifique, entrepreunariale, territoriale et sociétale.

Parce que, ce plan de développement prévoit, en 2025, 30 à 35 laboratoires de recherches sur le site, 130 entreprises, 5 000 emplois directs et 8 000 à 10 000 emplois indirects.

Parce qu’enfin, Genopole c’est une image de réussite et de performance pour toute l’Essonne qui donne à notre Département un poids réel en Ile-de-France et bien au-delà.

Forum TERATEC 2015Teratec compte parmi les pépites essonniennes en matière d’innovation technologique, de recherche, et de développement. Pour en être convaincu, il suffisait de visiter la 10ème édition du forum Teractec qui s’est tenue les 23 et 24 juin dans la prestigieuse Ecole Polytechnique à Palaiseau.

Deux jours de conférences, d’ateliers thématiques et d’expositions qui ont permis de mettre en lumière les meilleurs experts internationaux de la simulation, du hpc (calcul haute performance) et du big data.

Si ce forum prestigieux est une remarquable vitrine internationale pour l’essonne et l’ile-de-france teratec est bien plus que cela.

Qu’est-ce que Teratec ?

Teratec est une association loi 1901 créée en 2005 à l’initiative d’un certain nombre d’industriels pour constituer un pôle européen de compétences en simulation numérique à haute performance.

Teratec a pour objectifs de fédérer l’ensemble des acteurs industriels et académiques, offreurs et utilisateurs, de donner accès aux systèmes les plus puissants, de promouvoir et d’accroître l’attractivité du domaine en favorisant le développement économique.

Teratec regroupe aujourd’hui plus de quatre vingt entreprises technologiques et industrielles, laboratoires et centres de recherche, universités et grandes écoles, collectivités locales qui, en associant leurs moyens veulent mettre la france au tout premier rang en europe dans le domaine stratégique, pour l’industrie et pour la recherche, de la simulation à haute performance.

Teratec intervient donc dans des domaines multiples et complémentaires :

Maîtrise technologique : Teratec participe activement aux initiatives destinées à renforcer la maîtrise industrielle dans le secteur du hpc et de la simulation numérique, maîtrise fondamentale pour la compétitivité et la capacité d’innovation en europe.
Recherche industrielle : Teratec collabore au montage et à la promotion de projets de recherche français et européens entre industriels, fournisseurs de technologies et grands centres de recherche dans le cadre des programmes r&d nationaux.
Diffusion dans l’industrie et les services : Teratec facilite l’accès des entreprises, et notamment des pme et eti, aux technologies du calcul haute performance pour leur permettre le développement de nouveaux produits et de nouveaux services.
Support aux PME : Teratec apporte son soutien aux pme technologiques et aux start-up, à leurs actions de valorisation de leur savoir faire et de leurs offres, leur facilite l’accès aux grands industriels prescripteurs, et les assiste pour le montage et le financement de leurs projets de r&d.
Enseignement et formation : Teratec s’est associé à des universités et à des grandes écoles pour créer des programmes de formation initiale et de formation continue couvrant l’ensemble du champ de la modélisation et de la simulation haute performance.
Coopérations internationales : Teratec développe des collaborations internationales dans de nombreux domaines : Programmes de recherche européens, programme d’échanges avec de grands pays industrialisés et certains pays émergents et participe à des partenariats internationaux.

Une technologie essentielle pour la compétitivité et l’innovation

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Les champs d’action de teratec représentent un enjeu majeur pour le développement économique des entreprises et le positionnement de l’essonne en ile-de-france et sur la scène économique européenne.
Une révolution est en train de s’opérer qui va transformer radicalement l’industrie et la recherche dans de très nombreux domaines. La combinaison de la simulation numérique et du calcul à haute performance (hpc) permet maintenant de développer des produits et des services ou de réaliser des recherches sans passer par les processus classiques d’expérimentation.
On peut ainsi mettre au point des avions, des voitures, des médicaments en moins de temps et à un coût plus faible, et traiter d’enjeux de société inenvisageables précédemment.
La simulation à haute performance est devenue un outil fondamental pour la compétitivité et la capacité d’innovation de nos entreprises, industrielles et de services, et de nos laboratoires de recherche.
Ces technologies concernent tous les secteurs industriels et de service, scientifiques et technologiques, ainsi que les grands enjeux de société.

Il s’agit d’un enjeu majeur pour les entreprises utilisatrices, mais aussi pour les industries de technologie, secteur extrêmement concurrentiel mais avec un fort potentiel de développement économique, de création d’emplois et de valeur.

Pour atteindre ses objectifs, teratec a réalisé, à Bruyère-Le-Châtel, la première technopole européenne dédiée à la simulation numérique haute performance permettant ainsi la mise en place de laboratoires de recherche communs capables de mener des recherches au plus haut niveau dans le domaine du hpc (calcul haute performance), l'implantation d'acteurs majeurs sur un campus fortement créateur d'emplois et de compétences autour de ces thématiques et l'aide à la création et au développement de startups et de jeunes entreprises.

Que trouve-t-on sur la technopole Teratec ?

• Des industriels et des entreprises technologiques

• Des grands industriels (systèmes, logiciels et services) ont décidé de s’installer sur le campus teratec : AVANTIS TECHNOLOGY - BULL - CEA - CMI DEFENCE - ESI GROUP - INTEL - SILKAN - ...
• Pépinière et hôtel d'entreprises : Les startups et les petites entreprises s’implantent via une pépinière d’entreprises, spécialisée en simulation numérique, avec l’appui de la chambre de commerce et d’industrie de l’essonne et du conseil départemental de l’essonne : AS+ GROUPE EOLEN - ATEM - AVANTIS TECHNOLOGY - CMI DEFENCE - CYBELETECH - DISTENE - EAGOCOM - ESI GROUP - MANTENNA EXPERTISE - NUMTECH - PARATOOLS - SCILAB ENTERPRISES - SILKAN - ...

• Des laboratoires industrie-recherche

Plusieurs laboratoires communs recherche-industrie sont installés ou en cours d'installation sur le campus teratec.
• Laboratoire Exascale Computing Research (INTEL / CEA / GENCI / UVSQ) pour relever les défis technologiques liés aux futures générations d’ordinateurs exaflopiques.

• Laboratoire Extreme Computing (BULL/CEA) sur le développement et la performance des architectures et des systèmes à très hautes performances.

• Un Institut de formation

Sa mission est de proposer aux étudiants et aux cadres scientifiques de haut niveau des formations pour la maîtrise de deux évolutions technologiques majeures que sont les ordinateurs à haute performance et la simulation numérique.

• Le Très Grand Centre de Calcul du CEA (TGCC)

Inauguré le 25 octobre 2010 par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, le TGCC est aujourd’hui en exploitation.
L’intégration du TGCC au sein de la technopole TERATEC, appelée à devenir un centre de référence mondial dans le domaine du calcul intensif, facilite le développement d’échanges et de collaborations de par la proximité du campus teratec, destiné à accueillir des entreprises, des plates-formes pour les PME, des activités de formations et des laboratoires de recherche.
Financé par le CEA, GENCI et le Conseil Départemental de l’Essonne, le TGCC offre des caractéristiques techniques exceptionnelles.
Le bâtiment TGCC et les infrastructures associées (alimentation électrique, refroidissement) ont été conçus dans un souci d’efficacité énergétique et de manière modulaire et flexible afin de pouvoir s’adapter aux futures générations de supercalculateurs.
Cette intégration des divers aspects du développement économique, de la recherche, de l’innovation et de la formation reflètent parfaitement la politique que souhaite conduire le Conseil Départemental de l’Essonne qui est donc tout naturellement membre de l’association et lui apporte son soutien.

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Depuis 2012, une nouvelle filière économique émerge et se structure : la filière civile des drones. La France est considérée comme un des pays leaders en Europe dans ce domaine.

Plus de 200 types de missions réalisables par des drones civils ont été identifiés. Ils sont donc appelés à connaître une forte progression dans de nombreux secteurs d’activité : énergie, transports, agriculture, industrie, etc.

Le chiffre d’affaires 2014 de la filière Drones civils en France est estimé à 20 M€. Il devrait augmenter de manière exponentielle d’ci 2020. Se risquer à une prévision est périlleux tant les progrès technologiques sont rapides et leurs conséquences sur le chiffre d’affaires de la filière sensibles. Mais certains prévisionnistes estiment que le chiffre d’affaires 2020 de la filière Drones civils française pourrait atteindre 650 M€.

Si les prévisions d’évolution de CA de la filière sont très prometteuses, celles de créations d’emplois le sont tout autant. La filière dénombrait 3 000 emplois directs en 2014, et en prévoit jusqu’à 15 000 à horizon 2020.

Les drones civils sont appelés à devenir des leviers incontournables d’amélioration de la compétitivité des entreprises et du développement durable. La France doit impérativement se positionner de manière volontariste et efficace sur cette filière industrielle émergente.

L’Essonne, quant à elle ne doit pas rater ce rendez-vous et contribuer à placer la France comme leader mondial dans ce domaine.

Et notre département a des atouts majeurs pour gagner ce pari à travers le Contrat de Redynamisation du Site de Défense de l’ancienne base aérienne 217 (BA 217), située pour l’essentiel sur le territoire de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge et une moindre part celui de la Communauté de Communes du Val d’Essonne.

L’innovation, levier de croissance pour les entreprises et les territoires

La démultiplication des activités de drones est tributaire d’une adaptation de la réglementation à l’échelon européen, en préparation pour 2016. Cette adaptation est elle-même dépendante de la capacité de la filière à apporter des réponses performantes et certifiables face aux multiples enjeux sécuritaires, industriels et sociétaux qui caractérisent les drones de demain : Détecter et éviter, autonomie énergétique des aéronefs, prévention des risques de piratage de données, …

L’innovation basée sur des activités de Recherche et Développement (R&D) pluri-technologique apparait ainsi comme une condition essentielle d’évolution et de sécurisation des technologies et de la réglementation, donc de développement des marchés. Ces activités de R&D ayant besoin d’accéder à des sites d’essais, la BA 217 peut à l’évidence devenir la plateforme attendue par les acteurs franciliens de la filière.

Ce projet, soutenu par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), s’appuie sur les 3,5km de pistes désaffectées, l’offre immobilière disponible et l’environnement sécurisé de l’ex-base. Un cluster régional est donc en cours de constitution, qui contribuera à la structuration et à l’animation de la filière, ainsi qu’à son rayonnement.

Plus de vingt entreprises et organismes de recherche-formation ont manifesté leur intérêt, et une dizaine ont confirmé leur intention de travailler sur la base. Les implantations en cours représentent environ 50 emplois à très court terme, et de l’ordre de 150 à 200 emplois à l’horizon de trois ans.

L’ambition du projet est d’agréger à cette filière des activités de filières connexes et complémentaires : optique-optronique, mécatronique, robotique, etc., sur un modèle similaire à celui du Technopole Savoie Technolac qui, lancée en 1983, a permis l’implantation de plus de 4 000 salariés et 5 000 étudiants.

L’annonce de la création du cluster a été faite en juin 2015 sur le stand de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge au salon du Bourget. La création effective de l’association loi 1901 structurant le cluster est prévue au 2ème semestre 2015.

La Communauté d’Agglomération du Val d’Orge, la Communauté de Communes du Val d’Essonne, l’Agence pour l’Economie en Essonne et le Département interviennent très activement pour la redynamisation du site de défense de la BA 217.

L’Agence pour l’Economie en Essonne, au-delà de ses missions traditionnelles, est d’ailleurs signataire du Contrat de Redynamisation du Site de Défense de l’ancienne base aérienne 217.

Le projet de cluster est à mon sens de la plus haute importance. De par ses retombées économiques et en termes de créations d’emploi évidemment.

Mais ce projet est aussi emblématique car il illustre parfaitement, pour moi, le positionnement d’avenir de notre département en matière de développement et d’aménagement économiques : l’Essonne terre d’innovations et d’ambitions, à travers le développement de filières économiques et industrielles à haute valeur ajoutée.

Le soutien indispensable de l’Etat

L’appui de l’Etat reste néanmoins une condition clef de concrétisation opérationnelle du projet, dont un des facteurs de réussite est de pouvoir se réaliser sans retard, car les entreprises s’inscrivent dans une compétition déjà engagée à l‘échelle européenne et mondiale.

L’Etat doit donc s’engager de manière plus volontariste pour « supporter » le projet dans les démarches qui sont engagées avec les grands acteurs du développement du Grand Paris.

L’Etat doit également, sans plus tarder, rétrocéder à l’euro symbolique les terrains de la BA 217 aux collectivités territoriales concernées pour qu’elles puissent les aménager et les mettre au plus vite à la disposition des opérateurs industriels. Selon le contrat signé entre l’Etat, les collectivités territoriales et différents partenaires, cette rétrocession des terrains aurait déjà dû être effectuée.

Il y a donc urgence à ce que l’Etat honore ses engagements et sa signature au risque que dans le cas contraire, les industriels de la filière drones civils renoncent à leur installation en Essonne et choisissent une autre région.