CARAVANES barréesLe Schéma départemental d’accueil des Gens du Voyage impose la création d’une aire d’accueil de grands passages dans un secteur qui couvre tout le Sud Essonne.

L'Etat privilégie les terrains de la DGAC sis à Chevannes, en Val d’Essonne, pour implanter cette aire.

Ce choix est incompréhensible et totalement inacceptable, comme je l’ai rappelé dans un document diffusé aux habitants de Chevannes et des communes limitrophes et soutenu par les maires des 21 communes du Val d’Essonne (pour télécharger le document, cliquez ici).

Mercredi 13 janvier dernier, Jacques JOFFROY réunissait un conseil municipal extraordinaire sur ce thème, auquel il m’a convié.

J’ai pu constater l’émotion des Chevannais que la salle du Conseil municipal avait peine à contenir tant ils ont été nombreux à se déplacer pour l’occasion.

J’ai pu rappeler lors de cette réunion la position ferme de la CCVE : c’est NON et NON NEGOCIABLE !

La CCVE a toujours assumé ses responsabilités en respectant ses obligations légales avec déjà 3 aires sur le Val d’Essonne :

  • à Ballancourt-sur-Essonne et Mennecy, déjà réalisées, 
  • et prochainement à Itteville où les travaux démarrent.

Mais nous avons toujours mis en œuvre tous les moyens, à la hauteur de nos capacités pour accueillir les Gens du Voyage dans les meilleures conditions possibles et avec la meilleure intégration à la commune. 

Et cet objectif de bonne intégration et de cohabitation harmonieuse n’est pas raisonnablement atteignable à Chevannes.

Sans parler des problèmes environnementaux majeurs, de l’absence d’assainissement et de réseaux, ou de la voirie inadaptée rappelés dans le document précité.

Sans parler non plus du fait que la création de cette aire d'accueil de grand passage réduirait à néant plusieurs années de travail pour construire un projet de développement économique tourné vers une agriculture responsable, l’élevage extensif et la promotion de la consommation en circuits courts. Projet discuté et approuvé par la commune de Chevannes, la CCVE, le Conseil départemental, la SAFER, le Parc Naturel Régional du Gâtinais français et la Chambre Interdépartementale d’agriculture.

Des actions vont être mises en œuvre, le moment venu, à différents niveaux, comme nous avons pu l’évoquer avec mon collègue Jacques JOFFROY, dans l’espoir de faire entendre raison à l’Etat.

DGAC-Conseil Chevannes 13.01

La mobilisation des habitants du secteur est déjà très forte. Un collectif de citoyens est déjà constitué.

Mais comme je l’ai rappelé le 13 janvier, l’union et la détermination des élus dépassent très largement le cadre strictement communal et même intercommunal.

Car si cette aire de grands passages est un non sens à Chevannes, elle le serait tout autant sur un autre site du Sud Essonne. Pour une raison évidente : les Gens du Voyage veulent aller en Centre, voire Nord  Essonne. Ce qui était d'ailleurs prévu dans le précédent Schéma Départemental d’Accueil des Gens du Voyage. Car rappelons le, aucune implantation d’aire de grands passages n’y était prévue au sud d’Evry, tout simplement parce que les études approfondies menées alors ne recensaient pas de besoin.

Les élus du Sud Essonne sont donc prêts à démontrer à l'Etat leur détermination, leur solidarité et leur unanimité pour exiger la révision du Schéma Départemental d’Accueil des Gens du Voyage et acter la suppression de l'obligation d'une aire de grands passages sur le secteur "Grand Sud Essonne" et son recentrage au nord du département, ce qui va dans le sens même de l’attente des Gens du Voyage.

La CCVE l’a déjà fait en Conseil communautaire par voie de délibération adoptée à l’unanimité.

Les élus municipaux de Chevannes ont fait de même le 13 janvier en adoptant à l’unanimité leur propre délibération et ratifiant à l’unanimité celle de la CCVE.

Notre Député, Franck MARLIN, qui est très investi sur ce dossier, a par ailleurs lancé une grande pétition pour s'opposer au projet d'aire de grands passages.

Vous pouvez signer la pétition en cliquant ici.

N'hésitez pas à diffuser très largement autour de vous !...

Tout le monde a le droit de vivre dignement, les Gens du Voyage comme les habitants de nos villages.

La loi est la loi, et les élus sont responsables et l’appliquent. Mais appliquer la loi n’importe comment, aux frais du contribuable, en créant de nouveaux problèmes insupportables, sans pour autant répondre aux objectifs de la loi, ça n’a pas de sens.

Vous pouvez compter sur moi pour rester très mobilisé sur ce dossier.