Pose de la 1ère pierre de l’Institut des Mathématiques, ce jeudi 17 septembre

La plus forte concentration mondiale

On ne le répète pas assez : la France est une terre de mathématiques. Un peu plus de 3700 chercheurs et enseignants-chercheurs forment la communauté mathématique française essentiellement située en région parisienne, c’est la plus forte concentration mondiale ! En effet, avec la proximité des universités de Paris VI, Paris VII, et de l’Institut Henri-Poincaré, l’Institut des hautes études scientifiques (IHES), à Bures-sur-Yvette, et l’université de Paris-Sud, à Orsay, forment un ensemble de recherche très productif. Rappelons que les travaux effectués au sein du département de mathématiques de cette dernière ont été primés 3 fois par la médaille Fields, équivalent du Prix Nobel.

Paris-Sud Orsay rivalise avec les meilleurs établissements de renom tels que Princeton, le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et Harvard.

Institut de maths 2   ©Agence Guervilly

Le Plateau de Saclay est appelé à devenir un pôle scientifique et de recherche d’envergure internationale. Ce jeudi 17 septembre a confirmé cette ambition départementale avec la pose de la 1ère pierre du futur Institut de Mathématique sur le Campus de l’Université de Paris-Sud. L’occasion de mettre également à l’honneur les filières entrepreneuriales de l’Institut d’optique Graduate School (IOGS) et de l’Ecole polytechnique qui présentaient leurs jeunes créateurs de start-up.La remise des prix aux 19 lauréats des concours mondiaux de l’innovation a clôturé la matinée.

Un investissement légitime

Le soutien du Conseil départemental au plan de financement à la construction du nouvel Institut de mathématiques s’inscrit dans un contexte foisonnant de matière grise et de phosphorescence neuronale. Il semblait naturel que le Conseil départemental investisse dans ce projet.

Le futur établissement sera construit à Orsay, sur le campus de l’université Paris-Sud. Ses travaux ont débuté en décembre 2014 et devraient s’achever en 2016. Sur une surface de 8500m2, il regroupera le laboratoire de mathématiques d’Orsay associé au CNRS, le Département d'Enseignement avec son amphithéâtre, l'Ecole Doctorale de Mathématiques de Paris-Sud et la Bibliothèque Jacques Hadamard, de référence nationale. Ces entités, auparavant éclatées géographiquement, seront réunies sur un même lieu, leur conférant 40% de surface supplémentaire.

Inst-Maths2  ©Agence Guervilly

Renforcer la recherche, favoriser l’innovation

Les objectifs de ce futur Institut des mathématiques sont de développer les liens avec ses partenariats naturels tels que l’Ecole polytechnique et l’université d’Evry-Val d’Essonne, de renforcer les collaborations dans les autres disciplines que développe Genopole en matière de Sciences du vivant, tant sur le plan de la recherche que du développement industriel.

La future loi NoTRE confie, a priori, la compétence du Développement économique à la région. Pour autant, je considère que le Département, et son Agence pour l’Economie en Essonne (AEE), outil de mise en œuvre d’actions telles que l’aménagement de la Base aérienne 2017 ou le Plateau de Saclay, ne sauraient être écartés des enjeux structurants en cours, ou absents du débat.

Le Conseil départemental n’a pas vocation à n’être qu’un tiroir-caisse qu’on sollicite pour construire des bâtiments.

Acteurs, partenaires locaux et Conseil départemental doivent parler d’une seule voix en matière de développement économique, d’aménagement et d’innovation.

L’Essonne doit être une et indivisible pour porter ses ambitions et ne pas subir les dictats déconnectés des enjeux locaux, émanant de l’Etat, de la Métropole ou de la Région sur opérations structurantes.

La proximité du futur Institut des mathématiques et de l’Institut des hautes études scientifiques (IHES) sera de nature à favoriser les interactions. L’IHES, situé à Bures-sur-Yvette, accueille en effet de prestigieux mathématiciens et soutient la recherche avancée en mathématiques et en physique théorique.