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Dans le domaine de la recherche, notre territoire essonnien ne cesse de s'enrichir ! Ce 20 janvier, la communauté des scientifiques en sciences de la terre de l'Université Paris-Saclay inaugurait un nouvel instrument de travail, de son petit nom, « LA-ICPMS-HR ».
A l'initiative de plusieurs laboratoires franciliens (LSCE, GEOPS, ESE, CSNSM, ICMMO) rassemblés au sein de l'Université Paris-Saclay, l'acquisition de cet instrument s'inscrit dans le cadre d'une plate-forme analytique commune de géochimie et de géochronologie. Il a pu être acquis grâce aux soutiens de la Région Ile-de-France, de la Fondation BNP Paribas, de l'Université Paris-Sud, du CNRS, du CEA et de l'Université Versailles-Saint-Quentin en Yvelines.
Unique en son genre en Ile-de-France, cet appareil est un système d'ablation laser, couplé à un spectromètre de masse, permettant des mesures de très haute précision et en très haute résolution.

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Comprendre le passé pour mieux préparer l'avenir
Les géochimistes et géologues peuvent aller plus loin dans les calculs et multiplier les analyses sur un même échantillon (sédiments, roches, minéraux, eaux). Cet outil complémentaire s'avère très précieux à l'heure du changement climatique et des grands défis sociétaux planétaires (touchant au climat mais aussi à l'agriculture). Sa précision, sa sensibilité et sa stabilité vont permettre de mener une recherche compétitive en utilisant les éléments chimiques qui sont à la fois des marqueurs temporels et la mémoire des interactions entre les océans et la croûte terrestre ; et ce, à différentes échelles, aussi bien spatiales (du micron au millimètre) que temporelles (de 10 à 10 millions d'années).
Il sera désormais plus facile pour l'ensemble de la communauté des scientifiques en Sciences de la Terre de questionner nos sols avec cet instrument en se plongeant dans le paléoclimat afin d'en compiler les variations climatiques naturelles du passé.
Mais il s'agit aussi de questionner notre présent à travers l'impact des activités humaines sur notre environnement, notamment d'observer l'émergence des polluants métalliques.
Ainsi, c'est en Essonne que germeront les solutions innovantes contribuant à résoudre, entre autres, la problématique du dérèglement climatique.