Valpuiseaux DSC9786 1280 px

Soulagement chez les maires de petites communes de moins de 2000 habitants accueillis à Valpuiseaux par le maire, Jean Perthuis, ce vendredi 4 mars, à l'excellente initiative de Gérard Hébert, nouvellement élu Conseiller régional.

Soulagés et rassurés de voir que la nouvelle majorité du Conseil régional a posé un acte fort envers les maires de ces petites communes dont une bonne partie se trouve en territoire rural et agricole. C’est ce que sont venus démontrer les Conseillers régionaux, Anne Chain-Larché, Sénatrice-maire*, Vice-présidente en charge de la ruralité et de l’agriculture, et les membres de cette commission, Michel Caffin*, Jean-Raymond Hugonet*, et Gérard Hébert*, à l’initiative de cette réunion qui a été largement saluée.

Sur la centaine de communes concernée et majoritairement située en sud Essonne, 80 participants ont répondu à l’invitation ; c’est dire les attentes, voire les inquiétudes des premiers édiles, face aux changements et mutations en cours dans chaque strate institutionnelle.

C’est donc devant une assistance très attentive que Jean Perthuis, maire de Valpuiseaux, a ouvert cette réunion informelle de travail, en présence des conseillers départementaux, Dany Boyer (canton d’Arpajon), Guy Crosnier (canton d’Etampes), Alexandre Touzet (canton de Saint-Chéron) et moi-même (canton de Mennecy), vice-président en charge notamment du développement économique et de l’aménagement du territoire, à la table des intervenants.

DOUBLEMENT DU BUDGET POUR LA RURALITE

La ruralité, Valérie Pécresse, nouvelle patronne de la Région de l’Ile-de-France, l’a bien comprise. En premier lieu, la création d’une Vice-présidence spécifiquement dédiée à la ruralité et à l’agriculture, sans mélange des genres. Une Direction s’y rattachant, sera totalement différenciée de la Direction de l’aménagement et de l’environnement, instaurant commission permanente et séance publique tous les mois. C’est quasiment une révolution, après 17 ans de gestion socialiste, où pas même une « cellule rurale » n’existait alors que cela concerne 2 millions de Franciliens ! Certes, il faudra du temps pour inverser la vapeur, mais la volonté d’efficacité et de faire vivre ces territoires oubliés aux portes de Paris est bien enracinée.

Dans les semaines à venir, le budget consacré aux zones rurales sera voté et devrait être doublé, passant de 6 millions à 12,5 millions. Car, comme l’a rappelé Anne Chain-Larché, la ruralité, c’est l’agriculture, ce sont des entreprises, des emplois et des choix de vie, un environnement. 

 

Valpuiseaux DSC9790 1280 px

LA FIN DES TERRITOIRES EN DÉSHÉRENCE

Des territoires magnifiques, riches de patrimoines divers, mais abandonnés depuis trop longtemps.Pour qui veut y vivre ou s’y installer, la création d’emplois, d’équipements de services publics, de moyens de transport dignes, est primordiale et concomitante avec l’émergence de nouveaux modes de travail comme les télé-centres ou le télé-travail, pour diminuer la transhumance douloureuse des galériens des RER franciliens.

Des perspectives d’avenir, nos agriculteurs et nos producteurs en ont besoin. Besoin de soutien pour pérenniser leurs entreprises, et pour ceux qui le souhaitent, les aider à évoluer dans leurs modes de culture.

Lors du salon dernier salon de l’agriculture, Valérie Pécresse a annoncé une augmentation du budget d’investissement de l’agriculture et de l’agroalimentaire de +73%.

Autre secteur pourvoyeur d’emplois, la filière de l’industrie forestière, jusque-là totalement sous-estimée, sera soutenue dans ses initiatives innovantes. Il lui sera consacré 1 million d’euros.  

C’est pourquoi cette Direction est constituée d’interlocuteurs du monde agricole reconnus et compétents. Pour conduire à bien ces nouvelles orientations, Région et Département travaillent d’ores-et-déjà à harmoniser leurs politiques. Finis les effets d’annonce ! Un nouveau dialogue s’installe pour sortir de la nébuleuse et pour travailler ensemble, de concert, en vue de simplifier les démarches des maires de petites communes.

HUMANISER NOS POLITIQUES

Pour commencer, la vice-présidente, Anne Chain-Larché, souhaite la présence permanente d’un ou deux fonctionnaires régionaux au Département pour instruire les dossiers rapidement. La gestion des contrats ruraux sera déléguée aux départements (suppression de la double instruction département/région) au profit d’une instruction unique réalisée par les Départements en moins de 6 mois.

Pour l’heure, les contrats ruraux en cours ou demandés en cours d’année seront bel et bien suivis et instruits.

Dans le cadre de la loi NOTRe, de nouveaux contrats seront mis sur pied, y compris pour les communes de moins de 500 habitants, qui apporteront des réponses simples et rapides à des petits travaux d’investissements ponctuels. 

RURALITÉ = INNOVATION

Valpuiseaux DSC9797 1280 px

L’innovation n’est pas l’apanage des high-tech. Les idées se cultivent aussi dans les champs, tous les champs du possible. Et la ruralité n’est pas que synonyme de contrats ruraux. C’est aussi et surtout un formidable terrain d’expérimentations hardies et utiles au plus grand nombre, pour le bien-être de chacun. La ruralité est une force qui a été négligée pendant des années ; la carence d’activité économique est un constat qui n’a rien d’étonnant mais qui est consternant. Gérard Hébert a souligné que les problèmes d’insécurité rencontrés dans les villages pourraient être en partie résolus par la vidéo-surveillance.

Ma délégation s’est fixée pour objectif prioritaire d’assurer une redynamisation du tissu économique, une nouvelle attractivité à ces territoires ruraux grâce à l’aménagement numérique mais aussi au travers de partenariats avec la Région et le Parc naturel régional du Gâtinais (le PNR englobe les 4 PNR franciliens et le Conseil régional), présidé par Jean-Jacques Boussaingault et dont je salue l’engagement sans faille.

 

LA SEM AMÉNAGEMENT AU SERVICE DES COMMUNES

Quand bien même elles le voudraient, les petites communes n’ont pas les moyens d’entreprendre seules des études préalables à l’aménagement de leur territoire.

Lors de cette réunion, j’ai eu à cœur de présenter les outils départementaux complémentaires à ceux de la Région, qui se mettent actuellement en place : la SEM Aménagement et la SPL (Société publique des territoires).

La SPL est un outil  de développement et d’aménagement à l’échelle départementale, opérationnel au service des collectivités et groupements de collectivités publiques. Elle a pour but d’assurer le prolongement opérationnel de l’action du département dans le cadre de partenariat et des projets qu’elle mène sur son territoire.

De par son statut, elle interviendra exclusivement pour le compte de ses actionnaires, sans devoir être mise en concurrence. La SPL est chargée de conduire les études pré-opérationnelles, des opérations d’aménagement à usage d’activités, de commerce ou d’habitation. Dans le cadre de ses compétences attribuées par la loi à ses actionnaires, elle peut aussi conduire les constructions ou la gestion d’équipements de biens publics.

Raison pour laquelle il serait cohérent que la région IDF rentre dans le capital de cette SPL.

 

EQUITÉ TERRITORIALE D’ACCÈS AU NUMÉRIQUE

Le plan d’aménagement numérique re-tissera des liens entre les territoires isolés, pour combler notre retard en la matière. Il n’est pas trop tard pour valoriser les atouts de notre Essonne verte en termes d’attractivité et de développement économique en zone rurale.

Et nous nous donnons les moyens de cette ambition : malgré de grosses difficultés financières, le budget départemental consacré au volet numérique est le seul qui n’ait pas été amputé. Il est urgent et vital de connecter les zones délaissées par les opérateurs privés, c’est à dire 80% du département !

L’accès au numérique avec le Très haut débit et de la fibre optique en Essonne à échéance de 2020 est la priorité absolue.

Dans cette perspective, j’ai pu exposer l’état d’avancement de nos travaux aux partenaires du futur SMO (syndicat mixte ouvert) qui rassemble 5 EPCI (établissement public de coopération intercommunale) du sud Essonne**. Le calendrier est fixé et l’échéancier sera respecté : création et installation du SMO, élaboration du cahier des charges, mise en œuvre.

Nous construisons avec méthode et pragmatisme cette dorsale d’aménagement numérique avec des axes prioritaires cohérents favorisant le télé-travail, les télé-centres à proximité de futurs pôles gares, permettant au corps médical et para médical de communiquer et diffuser, favorisant l’implantation de services publics (médiathèques, crèches, écoles, garderies).

Les intercommunalités ont pour tâche de lister leurs zones prioritaires.

Je communiquerai régulièrement sur l’état d’avancement de ces réunions de travail et c’est avec un grand plaisir que j’échange régulièrement avec nos partenaires sur cette problématique qui est une attente forte de nos concitoyens.

Valpuiseaux DSC9796 1280 px

 

*Anne Chain-Larché, Sénatrice-maire de Saint-Denis-lès-Rebais en Seine-et-Marne, présidente de la CC de la Brie des Morin (77).

* Michel Caffin, président de la commission ruralité et agriculture au Conseil régional

* Jean-Raymond Hugonet, Conseiller régional, président de l’Union des maires, maire de Limours et président de la Communauté de Communes du Pays de Limours

*Gérard Hébert, Conseiller régional, organisateur de la réunion.

** EPCI du sud Essonne : la Communauté du Pays de Limours, la Communauté de communes du Val d’Essonne, la Communauté de communes Le Dourdannais en Hurepoix, la Communauté de communes Entre Juine et Renarde, la Communauté d’agglomération de l’Etampois sud-Essonne, la Communauté de communes des Deux vallées.