Mon intervention lors de l'audition de Stéphane Beaudet, Vice-président Transport au Conseil régional, devant les membres de l'assemblée départementale.

Nous avons reçu en assemblée départementale, lundi 11 avril, notre deuxième grand témoin, en la personne de Stéphane Beaudet, 3ème Vice-Président du Conseil Régional IDF – charge des Transports et Vice-président de la commission Île-de-France au conseil du STIF. Le STIF organise et finance les transports publics, et fédère l’ensemble des acteurs, gestionnaires d’infrastructures, transports (train, RER, métro, tramway, T Zen et bus) constructeurs, élus et usagers.

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Grand spécialiste des questions dans le domaine du Transport, il est venu présenter les ambitions et les priorités de la région : 1,4 milliard pour les transports en 2016 dont 600 millions d’euros d’investissements (+8,5%) pour lutter contre la vétusté des infrastructures et améliorer la qualité des transports dans les réseaux de transports franciliens avec trois axes prioritaires : la modernisation (194,5M€), le développement de l’offre des transports en commun (262,8M€), la sécurisation (12,5M€) et la mise en circulation de 700 rames nouvelles ou rénovées d’ici à 2021, dont 130 rames neuves à deux étages rien que pour le RER D et 54 sur le RER C.

 

Mon intervention

Je l’ai interpellé sur les difficultés rencontrées par les intercommunalités dans les délais d’instruction de dossiers Transports afin qu’ils soient résolus avec célérité.

Car force est de constater que nous allons tristement célébrer les 3 ans d’attente depuis que nous avons déposé nos demandes de restructuration des lignes de bus concernant le bassin de vie Mennecy-Ormoy ! Et l’absence de desserte de la ZAC Montvrain, 1er pôle d’emploi du secteur.

Reportée en raison de la fermeture du passage à niveau 19, à Mennecy, sa restructuration semble à nouveau stoppée par le STIF par manque de budget. Le projet, pourtant abouti depuis 2013, concerne la partie du réseau la plus dense et la plus importante de cette zone. Son manque de lisibilité et de cohérence ne pourra que devenir encore plus préjudiciable avec l’arrivée de nouveaux quartiers en construction sur les communes d’Ormoy et Mennecy.

 

Et le TAD était une solution ?

Je sais pouvoir compter sur l’implication de Stéphane Beaudet pour également réfléchir sur des solutions adaptées à nos territoires ruraux et plus spécifiquement au sud Essonne, où le transport à la demande (TAD) notamment en heures creuses serait une réponse complémentaire.

La Communauté de Communes du Val d’Essonne a été pionnière dans ce domaine en mettant en circulation le  premier Transport à la demande en Essonne.

Ce transport collectif public est un choix politique particulièrement engagé puisqu’il est quasiment financé par la CCVE.

 

Mobi’Val d’Essonne : fréquentation en hausse

Service innovant, Mobil’Val d’Essonne a su s’adapter au territoire et à sa population en s’ouvrant en 2013 aux usagers extérieurs à la CCVE et en 2014, avec la création de 8 nouveaux points de destination vers les collèges et lycées. Fin février 2016, 876 usagers sont abonnés et sur les 4 425 utilisateurs, 52% ne possèdent pas de Pass’Navigo ; le TAD est leur unique moyen de transport.

Les communes de Ballancourt, Itteville et Mennecy totalisent à elles trois, la moitié des inscriptions. Bien qu’étant Franciliens, nos territoires conservent une topographie rurale : le nombre de kilomètres par course et par jour est en moyenne de 20, 9km. Les destinations les plus fréquentes sont des courses vers l’extérieur, les services de santé et administratifs (mairie, Pôle Emploi, gare et préfecture) et les commerces. (Voir rapport 2015 www.cc-val-essonne.fr/publications.html).

Le TAD est une réponse appropriée et complémentaire en zone rurale et pour nos territoires étendus et pour pallier l’absence de transport public pendant les heures creuses.

 

Le TAD, une solution en zone rurale

Dans le cadre du Pacte Sud, depuis 2014, les cinq intercommunalités du sud du département ont entamé une réflexion et réfléchissent qui, à mutualiser, qui à harmoniser. Car l’idée fait son chemin, le Transport à la demande, en complément de l’offre existante, répond à une attente des citoyens. C’est l’une des réponses que nous devons maintenant organiser.

Nous plaçons beaucoup d’espoir dans la nouvelle équipe de la majorité au Conseil régional pour faire avancer la problématique de la mobilité en zone rurale.

*La Communauté d’Agglomération de l’Etampois Sud Essonne, la Communauté de Communes Entre Juine et Renarde, la Communauté de communes du Dourdannais en Hurepoix, la Communauté de Communes des Deux Vallées,