PanneauxManif21.09 

J’ai largement communiqué sur l’état catastrophique des finances trouvées par la nouvelle majorité en 2015 (endettement abyssal, cavalerie budgétaire par des factures impayées…pour lire l’article suivez ce lien ).

Lors de l'élaboration du budget primitif 2016, nous avons donc été confrontés à un défi : redresser les finances départementales qui étaient à la dérive et rendre au budget départemental sincérité, crédibilité et efficacité.

Nous avons donc dû mobiliser les efforts de tous :

  • Elus qui ont dû faire des choix courageux et parfois impopulaires, et s’engager dans un plan d’économie sans précédent,
  • Agents départementaux qui ont vu leur temps de travail annuel revenir à 1607 heures,
  • Habitants qui ont supporté une hausse de la fiscalité.

Il me semblait donc normal de vous rendre compte et de faire un point sur ce qu’ont permis d’accomplir ces efforts conjugués.

Dire que la situation financière du Département est miraculeusement redevenue idyllique ne serait pas sérieux.

Elle reste difficile et impose une vigilance et une rigueur de tous les instants, dans un contexte de désengagement de l’Etat qui perdure.

Mais nos finances sont désormais sincères, maîtrisées et ont repris un cours vertueux qui nous met à l’abri d’une possible mise sous tutelle de l’Etat qui ne pouvait pas être écartée il y a un an.

Vos élus départementaux ont fait un très important travail de fond sur l’ensemble des politiques portées par le Conseil Départemental. Nous avons fait le choix, dans le cadre nouveau fixé par la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) de recentrer notre action sur les compétences obligatoires du Département.

En parallèle, nous avons engagé un plan d’économie drastique.

Pour synthétiser, disons que nous nous sommes recentrés sur nos cœurs de métiers en demandant aux collaborateurs de faire aussi bien, avec moins d’argent. Ceci a évidemment demandé de réels efforts de la part des agents départementaux et parfois la mise en œuvre de nouvelles organisations et méthodes de travail.

Nous avons également renégocié les emprunts toxiques souscrits par le SDIS qui étaient une véritable bombe à retardement potentielle pour les finances départementales.

La cavalerie budgétaire pratiquée par nos prédécesseurs est désormais sous contrôle : 44,7 Millions d’euros de factures qui auraient dû être réglées avant 2015 ont été payées en 2016.

Il reste environ 52 Millions d’euros de factures anciennes à régler. Elles sont désormais sous protocoles d'accord et seront réglées en 2017 et 2018.

La dette du Département est aussi une préoccupation forte. Nous avons engagé le désendettement du Département à hauteur de 20 Millions d’euros.

Toutes les dépenses obligatoires du Département sont désormais réglées sur les 12 mois de l'exercice budgétaire.

Pour vous donner une idée de ce que représentait par le passé la cavalerie budgétaire et le manque de sincérité des budgets départementaux, le montant des dépenses rattachées à l’exercice* était sur les années antérieures de 1,6 à 2,2 millions d’euros (*factures arrivées après le 31 décembre mais qui concernaient bien l’exercice budgétaire et devaient donc être imputées sur ledit exercice).

En 2016, les dépenses rattachées à l'exercice, et bien imputées sur l’exercice 2016, ont été de 37,5 Millions d’euros…

La cavalerie budgétaire a donc été stoppée.

Nous avons été très réactifs, mais il faut noter que le contexte dans lequel nous évoluons ne nous permet pas d’aller encore plus vite pour assurer le redressement du Département.

En effet, les dépenses obligatoires (notamment sociales) continuent de.croître de 2,8 % par an, alors même que les dotations de l'Etat baissent.

Ainsi, le Département a versé en 2016, 148,8 Millions d’euros pour le Revenu de Solidarité Active (RSA) et a perçu une recette de 79,1 Millions d’euros de l’Etat.

Nous avons donc dû prendre en charge, pour une dépense de solidarité nationale, un montant de 69,7 Millions d’euros sur nos ressources départementales propres.

La vie du Département ne peut, bien sûr, se résumer à des économies et au redressement d'une situation désastreuse.

Le Département se projette aussi vers l'avenir et cela s'est traduit lors de la séance de l'Assemblée départementale du 15 décembre 2016 par :

  • Le vote du premier avenant au Contrat de Projet Etat Région (CPER) qui a permis le retour à l'équilibre du financement du Département pour les grands projets d'infrastructures,
  • Le vote du Plan Pluriannuel des Investissements (PPI) pour près de 1,2 Milliards d'euros pour les 5 ans à venir.